Arguments

Pourquoi voter OUI ?

Une solution équilibrée : utile pour les commerces, protectrice pour les employés et pratique pour la population.

Le peuple genevois est appelé à se prononcer le 14 juin 2026 sur une modification de la Loi sur les heures d’ouverture des magasins (LHOM) visant à autoriser deux dimanches d’ouverture par an, jusqu’à 17 heures, tout en garantissant des protections sociales renforcées. Cette adaptation est rendue nécessaire par un arrêt du Tribunal fédéral du 4 septembre 2025, rendu public en octobre 2025, qui a jugé que la clause cantonale liant les ouvertures dominicales à l’existence d’une convention collective de travail (CCT) étendue viole le droit fédéral. La mise en conformité de la LHOM est donc nécessaire.

La loi proposée repose sur une solution pragmatique et mesurée. Les ouvertures seront encadrées par les Usages de la branche, déjà appliqués avec succès pour le 31 décembre. Ces Usages prévoient des compensations supérieures au droit fédéral (200% du salaire ou temps compensatoire), garantissent le volontariat intégral du personnel et sont contrôlés par les services de l’État (OCIRT). Le projet respecte pleinement le cadre légal fédéral qui autorise jusqu’à quatre dimanches par an, Genève n’en utiliserait que trois (deux dimanches et le 31 décembre, jour férié assimilé à un dimanche).

L’enjeu économique est central dans cette votation. Le commerce genevois subit de plein fouet le tourisme d’achat en France voisine, la concurrence du commerce en ligne, une accessibilité restreinte due aux manifestations et aux chantiers qui se multiplient et qui sont appelés à se prolonger ces prochaines années. À tout cela s’ajoutent les risques de débordements en marge du G7 qui nourrissent de fortes inquiétudes chez les commerçants. Deux dimanches d’ouverture offriront une bouffée d’oxygène, particulièrement avant Noël, et favoriseront une dynamique positive pour les grands et petits commerces. Les expériences de 2019, 2020, 2024 et 2025 ont démontré une forte affluence de la population couplée à une hausse du chiffre d’affaires.

Les enjeux sociaux sont également au cœur de cette réforme : aucune obligation de travailler le dimanche, aucun impact sur la durée hebdomadaire de travail, et une rémunération double pour ceux qui choisissent de le faire. L’expérience a démontré que de nombreux employés, notamment des étudiants, se déclarent volontaires pour travailler le dimanche. Le projet garantit ainsi un équilibre entre vitalité économique et commerciale et protection sociale, tout en préservant à long terme les 19’000 emplois du commerce de détail genevois.

En somme, la réforme proposée est une mesure équilibrée et encadrée, qui soutient le commerce de proximité, préserve l’emploi et aligne le droit cantonal sur le droit fédéral. Elle ne généralise pas le travail du dimanche, mais offre aux commerces et à la population deux occasions de préparer les fêtes dans de bonnes conditions, à Genève plutôt qu’ailleurs.

Votez OUI à deux dimanches d’ouverture par an, une solution raisonnable et bénéfique pour tous.

Gardons nos achats à Genève plutôt qu’ailleurs.
Pour les employés, sur base volontaire uniquement et salaire double.
Un bol d’air avant Noël pour nos commerces.
Une mise en conformité nécessaire de la loi genevoise avec le droit fédéral.
Oui à une solution équilibrée et encadrée.
Le droit fédéral permet jusqu’à 4 dimanches et peut-être bientôt douze, nous en demandons seulement 2 + le 31 décembre.
Pour le commerce de proximité, c’est bénéfique : les expériences passées ont montré une hausse nette de fréquentation et de chiffre d’affaires.
Pour l’ensemble des Genevois, c’est une occasion de plus de faire des achats de Noël localement en week-end dans des quartiers animés.
Le 31 décembre fonctionne déjà, appliquons la même recette à 2 dimanches par an.
Un OUI responsable pour des commerces vivants, des quartiers animés et des emplois à Genève.